Des maux de gorges, un petit malaise à l’oreille, une toux qui perturbe, les antibiotiques soignent. L’abus de ceux-ci est un réel danger qu’on peut facilement éviter. 

Une étude menée aux Etats-Unis a révélé que presque un tiers des antibiotiques prescrits sur le territoire ne seraient pas nécessaires ou appropriés aux conditions traitées. Les résultats rapportés sont sensiblement pareils dans les pays avoisinants et industrialisés. L’abus de prise d’antibiotiques est un problème auquel il faut s’attaquer pour une meilleure santé de la population.

antibiotiquesDr. Katherine Fleming-Dutra, pédiatre chargée de l’étude déduit de celle-ci qu’au moins trente pourcent des antibiotiques qui sont prescrits dans les bureaux de médecins, les salles d’urgence et les cliniques ambulatoires pour certains problèmes de santé, sont complètement superflus et non pas leur raison d’être. Les traitements de maladies respiratoires à court terme tels des bronchites ponctuelles, des rhumes, des maux de gorges, sinus et infections d’oreilles sont autant de maladies qui normalement devraient se régulariser d’elles mêmes sans avoir recours aux traitements. Le Dr. Fleming-Dutra poursuit en disant que personne ne devrait prescrire des antibiotiques pour un simple rhume. Celui-ci a la capacité de se résorber lui-même. 

Une consommation excessive d’antibiotiques rend le corps humain plus fragile. Il faut préserver la sensibilité des bactéries pour que celles-ci (les bonnes bactéries) puissent être disponibles pour le traitement de maladies infectieuses. À trop prendre de médicament et trop souvent, nos anti-corps deviennent résistants et ne répondent plus aux traitements. Notre système immunitaire doit être en mesure d’enrayer les mauvaises molécules mais encore faut-il lui permettre d’agir avant de prendre des antibiotiques produits par l’industrie qui détruisent cette flore.  

Les résultats ont aussi démontrés que les prescriptions d’antibiotiques sont souvent liées à un manque de communication entre le patient et le professionnel de la santé traitant. Lorsqu’un patient arrive en clinique avec un mal quelconque, il s’attend à ce que son médecin lui donne quelque chose qui va alléger son mal et lui faire un peu de bien. Le médecin en contre partie, désire aussi que son patient quitte son cabinet et qu’il soit satisfait. La prescription est donc fait sans grandes conséquences pour le moment mais à la lumière d’études récentes pourraient est très néfastes au patient à long terme. Il faut repenser la manière d’interagir dans ces situations pour rediriger le patient vers un traitement qui pourra le soulager sans passer par des médicaments inutilement. 

La responsabilité revient alors aux patients et aux médecins. D’abord, la population doit apprendre à être en santé en évitant certaines contaminations en ayant une hygiène de vie quotidienne, en se faisant vacciner régulièrement contre certaines maladies et en respectant les durées de traitements conseillées si celles-ci sont traitées avec des médicaments. 

La lutte contre la surconsommation d'antibiotiques pour une meilleure résistance bactérienne est lancée. Il faut se responsabiliser à cette évidence si on veut avoir recours à des traitements efficaces plus tard.